DevisRelance client

Comment relancer un devis resté sans réponse (3 messages qui ne fâchent pas)

Le silence après un devis n’est presque jamais un non. Voici quand relancer, comment le dire, et trois messages courts que vous pouvez copier.

6 min de lecture

Vous avez passé une heure à chiffrer, envoyé le devis, et depuis, plus rien. Ce silence n’est presque jamais un refus. Le plus souvent, votre client a autre chose en tête, attend l’accord de son conjoint, ou a reçu deux autres devis et repousse la décision. Relancer n’est pas insister : c’est rendre la décision facile. Voici le rythme, le ton, et trois messages que vous pouvez reprendre tels quels.

Pourquoi votre client ne répond pas

  • Il n’a pas ouvert le devis, ou l’a ouvert entre deux rendez-vous et l’a oublié.
  • Il attend un autre chiffrage pour comparer, et ne veut pas vous dire non tant qu’il n’a pas tranché.
  • Un point le bloque : une ligne qu’il ne comprend pas, un délai qui ne l’arrange pas, un montant qu’il faudrait étaler.
  • Le chantier est reporté pour une raison qui n’a rien à voir avec vous.

Trois de ces quatre situations se débloquent avec un message court. La quatrième se termine par une réponse claire, ce qui vaut toujours mieux qu’un devis qui traîne dans une pile.

Le bon rythme : deux jours, puis une semaine

Un devis se relance tôt et peu. Deux relances suffisent dans l’immense majorité des cas, une troisième sert seulement à refermer proprement.

  • J+2 : vérifiez que le devis est bien arrivé. Ce n’est pas une relance commerciale, c’est un accusé de réception, et personne ne le prend mal.
  • J+7 : proposez de lever un doute. Vous ne réclamez pas une réponse, vous offrez de l’aide.
  • J+15 : un dernier message, bref, qui referme poliment. Ensuite, on classe et on passe à autre chose.

Deux règles de bon sens complètent ce rythme. On relance aux heures ouvrables, pas le dimanche soir. Et on répond sur le canal choisi par le client : s’il vous a écrit par WhatsApp, il attend un message WhatsApp, pas un courriel solennel.

Trois messages courts, à copier

Ils sont volontairement brefs. Un devis se relance en trois lignes, pas en trois paragraphes.

J+2, par WhatsApp — Bonjour Madame Martin, je voulais m’assurer que le devis pour la salle de bain vous est bien parvenu. Si un point mérite d’être précisé, dites-le-moi, je vous rappelle quand vous voulez. Bonne journée.
J+7, par SMS — Bonjour, Karim de KB Électricité. Avez-vous pu regarder le devis du 2 septembre ? Si le budget ou le délai coince, on peut en parler, je m’adapte souvent. Bonne journée.
J+15, par courriel — Bonjour, je reviens une dernière fois vers vous au sujet du devis n° 2026-118. Si le projet est reporté, ce n’est pas un souci : dites-le-moi et je le mets de côté, il reste valable jusqu’au 30 octobre. Si vous préférez avancer, un mot suffit et je vous cale une date. Bien cordialement, Karim.

Ce qu’on ne fait pas

  • Relancer trois fois en quatre jours : c’est le meilleur moyen de transformer une hésitation en refus.
  • Écrire « suite à mon message resté sans réponse » : la phrase met le client en faute dès la première ligne.
  • Baisser le prix dans la relance : vous apprenez à votre client que votre premier chiffre n’était pas sérieux. Si vous devez bouger, bougez sur le contenu ou sur l’échelonnement, pas sur le tarif.
  • Envoyer le même message à tout le monde le même jour : une relance qui sent l’envoi groupé ne reçoit pas de réponse.
  • Ne jamais proposer de sortie. « Dites-moi simplement si c’est non » est une phrase qui libère, et qui obtient souvent un oui.

Le meilleur moyen de ne pas relancer : le premier envoi

Une bonne partie des relances s’évite au moment de l’envoi. Un devis remis dans les vingt-quatre heures a bien plus de chances d’être signé qu’un devis expédié dix jours après la visite, quand le client a déjà reçu deux confrères. Accompagnez-le d’un mot qui annonce la suite : « Je vous envoie le devis ce soir, et je reviens vers vous jeudi si je n’ai pas de nouvelles. » Vous avez prévenu, la relance devient attendue plutôt que subie. Évitez aussi le document de huit pages : un devis lisible sur un téléphone se décide plus vite qu’un dossier qu’il faut imprimer.

La date de validité travaille pour vous

Un devis porte une durée de validité, trente jours le plus souvent. Elle n’est pas décorative : elle vous donne une raison légitime de reprendre contact sans avoir l’air de quémander. « Votre devis arrive à échéance le 30, je préfère vous prévenir » est une relance que personne ne trouve déplacée. Elle protège aussi vos prix quand le coût des matériaux bouge entre le chiffrage et le chantier.

Ce que fait xkontact

xkontact affiche la liste de vos devis en attente, avec le nombre de jours écoulés depuis l’envoi, et un message déjà écrit pour chacun, adapté au canal et au moment. Vous le relisez, vous le modifiez si vous le souhaitez, puis vous l’envoyez vous-même depuis votre téléphone, avec votre numéro. Rien ne part automatiquement et rien ne part sans vous : aucune relance ne s’envoie à votre place. C’est un choix assumé. Un client relancé par une machine le sent, et l’artisan qu’il embauche, c’est vous, pas votre logiciel.

Le devis, lui, vient de xkelo : quand le client donne son accord, il devient une facture sans ressaisie. Les deux outils partagent le même carnet de clients, ce qui évite de raconter deux fois la même histoire à deux endroits.

À retenir

Deux jours pour vérifier, une semaine pour aider, deux semaines pour refermer. Des messages courts, envoyés par vous, sur le canal du client. Et surtout, une relance qui propose quelque chose plutôt qu’une relance qui réclame. Ce n’est pas une technique de vente : c’est de la politesse organisée, et elle transforme plus de devis que n’importe quel rabais.

Prêt à être trouvé par vos clients ?

On crée votre site pro, en ligne en 48 h. Les outils suivent. Sans engagement.

Pour aller plus loin

Le site qui va avec votre métier